Un jardin écologique

  • Un jardin est un lieu traditionnellement de verdure, plus ou moins aménagé et entretenu par l’Homme dans un but de repos ou de promenade.
  • L’écologie est quant à elle la science qui étudie les êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes) et les relations qu’ils entretiennent entre eux et avec leur environnement.

=> On pourrait donc définir un jardin écologique comme un lieu de verdure aménagé de telle sorte que tous les êtres vivants (y compris l’Homme) y aient leur place et que les relations qu’ils entretiennent soient préservées.

Aujourd’hui, l’écologie au sens le plus large du terme est une préoccupation de plus en plus prégnante dans la vie des citoyens qui cherchent à réintroduire la nature dans leur quotidien. Parallèlement, la biodiversité s’érode partout sous une trop forte pression anthropique.
Des espèces disparaissent, parfois sans même qu’on s’en aperçoive. Il y a 30 ans, il était impossible de rouler la nuit sans avoir son pare-brise constellé d’insectes au bout de quelques minutes quand il reste parfaitement propre aujourd’hui. Il y a déjà de nombreuses années, l’automne et le printemps, avec les migrations, étaient l’occasion d’admirer des ciels noirs de milliers d’oiseaux quand maintenant on en voit difficilement passer une centaine.
C’est dans ce contexte qu’il est à la fois temps et urgent d’établir des havres de paix pour la biodiversité, laquelle, contrairement à ce qu’on croit souvent, existe même en ville quand on sait la chercher – et la voir -.

Notre projet
Nous souhaitons créer un jardin écologique ouvert au public, avec l’aide de la mairie.
Nos objectifs :

  1. Aider la nature à se maintenir en ville en lui offrant un havre de paix où elle pourra s’épanouir et prospérer,
  2. Faire découvrir cette biodiversité au public pour qu’il prenne conscience de sa présence et devienne acteur de sa conservation,
  3. Offrir en ville, au public, une interface avec la nature,
  4. Proposer aux gens des aménagements simples à mettre en œuvre pour qu’ils puissent les réaliser dans leurs propres jardins afin d’y faire venir à leur tour la biodiversité,
  5. Faire participer les écoles à la mise en place de certains de ces aménagements pour sensibiliser les enfants aux valeurs écologiques et citoyennes de respect et de préservation de la nature.

C’est pour réaliser ce projet que nous sollicitons actuellement auprès de différentes mairies un terrain d’un strict minimum de 1200 m² afin de pouvoir y mettre en place les divers aménagements prévus.

Aménagements prévus et espèces cibles :
Dans un premier temps et pour garantir un bon retour de la biodiversité sur le site, les espèces invasives animales et végétales éventuellement présentent seront identifiées et retirées (ex : laurier palme, renouée du Japon…).
Avec l’autorisation de la mairie, un bosquet d’arbres d’essences locales pourrait être planté ainsi qu’une haie. Fleurs et fruits attirent les insectes et les oiseaux ainsi que quelques mammifères tels que les écureuils et les chauves-souris.
Les essences en question seront déterminées une fois le terrain choisi car elles dépendront de la taille de celui-ci, du type de sol, de son tassement, de l’ensoleillement etc. Elles serviront également de barrière naturelle contre le bruit et la pollution lumineuse.

Sur la majeure partie du terrain, la nature sera libre de croître mais des plantes mellifères et nectarifères (toujours locales) pourront être ajoutées. Une à deux tontes maximum à l’année et de manière alternées (jamais une tonte totale du site), laisseront aux végétaux le temps de pousser et aux insectes le temps de se développer. La tonte, sera réalisée si possible, à l’aide d’outils manuels limitant ainsi le tassement du sol par écrasement.
Un roncier sera installé et strictement limité à une zone donnée (pour éviter qu’il ne se propage, il sera taillé dès qu’il sortira de ladite zone). Ce type de plante constitue en effet un refuge pour nombre d’animaux (hérissons, oiseaux, insectes…) et ses baies sont un véritable garde-manger pour eux.

Avec l’accord de la mairie et des riverains, une mare pourrait être creusée dans l’optique d’y faire venir des amphibiens (tous en voie de disparition en Europe et donc strictement protégés). Ces amphibiens devront venir – ou pas – d’eux même car la loi interdit leur déplacement d’un point à un autre même sous forme larvaire même à des fins de protection. Une végétation ripisylve sur ses abords devrait aussi attirer des libellules et demoiselles. Nous insistons sur le fait que nous ne réaliserons pas cet aménagement sans l’accord de la mairie d’une part et des riverains d’autre part car en période de reproduction, les croassements de certains amphibiens peuvent représenter une nuisance sonore.

Nous souhaitons également construire un muret de pierres qui pourra abriter lézards, insectes, musaraignes (elles sont exclusivement insectivores), araignées et éventuellement servir de refuge à quelques crapauds.

Un vieux tronc d’arbre mort simplement déposé au sol est un véritable écosystème à lui tout seul. Mousses et champignons s’y développent, les insectes y pondent leurs œufs le tout constituant un garde-manger pour les animaux se nourrissant des uns ou des autres.

Des nichoirs et refuges à oiseaux, chauves-souris, hérissons et insectes seront placés pour soutenir ces espèces.

Un petit chemin de pierres plates guidera le chaland sans toutefois lui interdire de s’en éloigner et incitera les hérissons à découvrir le jardin car ils préfèrent éviter de marcher dans l’herbe haute.

Quelques bancs (suivant l’espace disponible) inviteront les gens à venir profiter du lieu.
Cette liste d’aménagements n’est bien sûre pas exhaustive et pourra se compléter au fur et à mesure et s’adapter au terrain.
Aucun produit phytosanitaire ni aucun biocide ne sera bien entendu utilisé.
Enfin, des panonceaux explicatifs à destination du public seront disposés devant les divers aménagements.

Des photos viendront s’ajouter au fur et à mesure de l’avancée du projet.